Lundi 30 juillet 2012
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scott hamilton découvre très tôt le jazz grâce aux disques de son père amateur des grands classiques comme armstrong ou ellington, il
apprend le piano et étudie un peu la clarinette, il est attiré par le saxophone ténor dont il admire quelques maitres comme coleman hawkins, ben webster, lucky thompson et flip philips.
il entend paul gonsalves en concert, il se décide pour le saxo ténor à 17 ans, il se rend à new york en 1976 après 5 ans de travail,
il est aidé par roy eldridge, il trouve vite des engagements aux côtés de hank jones, anita o'day puis dans l' orchestre de benny goodman.
il joue avec des fidèles dans la tradition mainstream tels que warren vaché, john bunch, michael moore et connie kay, il constitue un
trio régulier qui l' accompagnera très longtemps, il enregistrera avec notamment nat pierce, dave mc kenna, jake hanna, red norvo, al cohn, buddy tata, woody herman, la chanteuse rosemary
clooney, benny carter, charlie bird, flip philips, gene harris, gerry mulligan, ruby braff etc...
son cas est un pur paradoxe, il a élaboré un style en si parfaite harmonie avec la palette des saxophonistes préparkeriens qu' il
semble être leur contemporain, formé d' éléments composites, ce style est toutefois homogène et d' une réelle personnalité.
chaleureux et inventif, il exprime un tempérament dont l'apparence anachronique a pu être la cause d' un succés par le public lassé
de certaines extravagances, cela démontre que l' avenir du jazz réside dans une exploration fervente des ressources vivantes du passé.
il est aussi un redoutable et capiteux swingman qui ame jouer pour les passionnés et les danseurs.